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3 bonnes raisons de suivre la 18e journée

(ICON SPORT)

Entre deux journées du Tournoi des 6 Nations, le Top 14, encore privé de la plupart des internationaux français, reprend ses droits ce week-end. Entre le devoir de rachat de Toulon, le choc entre Montpellier et Toulouse, mais aussi la nouvelle sortie des invincibles Palois. 

Parce que Toulon doit se racheter à Mayol…

Emmanuel Macron, pour sa première à Mayol, verra-t-il pleuvoir les journaux sur l’enceinte varoise comme le veut la tradition toulonnaise lorsque le public a goûté la prestation de ses joueurs ? Rien n’est moins sûr. Le RCT version Mike Ford n’a jusqu’à présent guère donné l’occasion de s’enflammer. Pire, il reste sur un accroc à domicile face à La Rochelle (20-23). Et les supporteurs, auxquels on avait vanté le style de jeu du technicien anglais, commencent à s’impatienter… "Je sais très bien que notre public nous fait la gueule, signale Boudjellal. Et Mayol ne sera pas plein samedi (20h45)." D’où ce rachat obligatoire face au LOU. Faux-pas interdit, même si le président toulonnais prend les devants: "Mais, comme je vous vois venir, ça ne remettrait pas en question le staff." 

Le patron n’en attend pas moins son équipe au tournant. Surtout après une défaite à Lyon (27-13) que Boudjellal garde à l’évidence en travers de la gorge. "On arrive à une période où les mots sont fatigués. Et quand les mots sont fatigués, restent les actes. Ça ne sert plus à rien de parler, souligne-t-il. Cette année, on a été supers, hors normes, les meilleurs du monde pour expliquer les défaites. J’aimerais qu’on explique très mal pourquoi on a gagné. (…) Ça commence samedi. On a besoin de battre Lyon. Au match, aller, on se faisait des bisous, ils marquaient un essai, on allait les féliciter, c’était n’importe quoi, c’était honteux… Samedi, pendant quatre-vingt minutes, Lyon sera un adversaire, pas un ami." Mignoni et les anciens Toulonnais du LOU sont prévenus.      

Parce que Toulouse veut refaire le coup de l’Altrad Stadium…

Souviens-toi l’automne dernier. Le 31 octobre dernier, les Toulousains signaient une victoire (33-25) à l’Altrad Stadium de Montpellier que les joueurs d’Ugo Mola seraient bien inspirés de rééditer. Histoire d’effacer sans attendre la dernière défaite concédée à domicile, avant la trêve internationale, face à Pau (10-20). 

Le genre de contre-performance qui, dans l’optique de la qualification, tombe au plus mal à ce stade de la saison. Et avec une réception de moins que celui de ses adversaires lors des huit prochaines journées, le calendrier toulousain impose de décrocher ce précieux succès loin d’Ernest-Wallon. Le plus tôt serait le mieux. Problème pour Mola et son staff, neuf de ces journées seront jouées dans un contexte de doublon. Comme ce sera le cas samedi, à Montpellier, où manqueront à l’appel, Huget, Fickou, Maestri et Baille, mais aussi Gray (Ecosse) et Ghiraldini (Italie). De quoi sérieusement compliquer la tâche des coéquipiers de Thierry Dusautoir, même si Guy Novès a rendu à son ancien club Doussain et Tolofua, qui ne seront pas de trop pour faire chuter un MHR invaincu depuis dix rencontres devant son public.    

Parce  que Pau, irrésistible, vise la passe de 6…

Qui arrêtera la Section d’assaut paloise ? Difficile d’imaginer a priori dans ce rôle des Grenoblois, premier relégables et sans la moindre victoire cette saison en déplacement. En remportant avec le bonus offensif leur match retard face au LOU (38-15) le week-end dernier, les Palois ont prolongé la plus longue série de victoires de la saison en Top 14 avec un sixième succès de rang. Personne n’a fait mieux.

Drôle de contraste pour l’équipe de Simon Mannix, qui avait enchaîné quatre défaites à l’automne et qui, aujourd’hui, se prend à rêver de pouvoir conserver sa place dans le top 6. "On subit la pression de la sixième place, de cette position à conserver, c'est totalement différent de la pression connue quand on joue en bas de tableau", reconnaît le jeune talonneur Quentin Lespiaucq (21 ans) sur le site du club béarnais. Hors de question donc de sous-estimer ce FCG, battu à la sirène à l’aller (39-38). "Grenoble ne sera pas simple: cette équipe vient tenter le gros coup au Hameau. Une victoire chez nous la relancerait et on sait ce qu'elle va nous proposer." Pau sera bien inspiré de continuer à faire le plein, avant d’envisager une éventuelle passe de sept à Bayonne, puis surtout quatre cols de haute montagne en suivant (Castres, Clermont, La Rochelle, Racing 92), qui en diront sûrement plus sur sa véritable étoffe.