Boasson Hagen avant la tempête

Edvald Boasson Hagen a saisi l'occasion. (Reuters)
Edvald Boasson Hagen a saisi l'occasion. (Reuters)
Compte-rendu

Edvald Boasson Hagen (Dimension Data) s'est adjugé la 19e étape du Tour de France vendredi, entre Embrun et Salon-de-Provence (222,5km), en partant seul à deux kilomètres de la ligne d'arrivée. Comme attendu, le général ne bouge pas.

Sans surprise, la journée de vendredi n’a pas servi à grand-chose sur le Tour de France. Même pas de sprint final, l’échappée du jour terminant avec plus de 10 minutes d’avance sur le peloton. C’est Edvald Boasson Hagen qui en a profité pour décrocher son premier succès sur la Grande boucle depuis six ans. C’est d’ailleurs en 2011 que le Norvégien avait remporté ses deux seules étapes du Tour. Parti à deux kilomètres de l’arrivée, il s’est extrait de la grosse échappée du jour qui a vite concerné une vingtaine de coureurs.

Boasson Hagen, peut-être échaudé par son sprint perdu pour six millimètres lors de la première semaine (à Nuits-Saint-Georges), a préféré assurer le coup en distançant la meute comme il sait le faire. "Je suis vraiment comblé, sourit-il sur France 2. J’ai travaillé et le finish était plus simple à gérer, enfin j’ai cette victoire ! Je n’ai jamais été vraiment sûr de gagner à 100% de gagner cette étape, il y a eu pas mal d’attaques, ça revenait à chaque fois… Je cherchais vraiment l’occasion sur les deux ou trois derniers kilomètres, et il y a eu ce rond-point."

Comme quoi, prendre un rond-point sur la droite plutôt que sur la gauche peut donc permettre de prendre la poudre d’escampette… Pour le reste, même la sixième place de Sylvain Chavanel n’a pas vraiment suffi à nous faire vibrer sur cette antépénultième étape. On n’espérait aucun chamboulement au général, on n’a évidemment pas eu de bonne surprise. A la veille du contre-la-montre tant attendu de Marseille, Christopher Froome garde 23 secondes d’avance sur Romain Bardet et 27 secondes sur Rigoberto Uran.