Galibier, le retour d'un géant

Le Galibier n'est plus apparu sur le Tour depuis 2011.
Le Galibier n'est plus apparu sur le Tour depuis 2011. (Reuters)

Pour la première fois depuis 2011, les coureurs du Tour de France vont grimper le Galibier, ce mercredi à l'occasion de la 17e étape. Un col mythique où pourrait bien se jouer la victoire finale. 

Le moment tant attendu est arrivé. Après deux semaines de course folle, où les exploits des uns ont été contrebalancés par les défaillances et les chutes des autres, le 104e Tour de France est entré dans sa dernière semaine. Après une étape de transition qui n'en avait que le nom mardi sur les routes de l'Ardèche et de la Drôme, où quelques côtes casse-pattes et le vent ont usé encore un peu plus les organismes, les coureurs ont droit à deux dernières étapes de montagne dantesques ce mercredi et ce jeudi.

L'occasion pour Chris Froome de conforter son maillot jaune et d'assurer un quatrième succès sur la Grande Boucle, le troisième consécutif. Mais ses concurrents directs, Fabio Aru, Romain Bardet et Rigoberto Uran, qui le suivent au classement général à moins de 30 secondes, comptent bien abattre leurs derniers atouts. En ce sens, la 17e étape de ce mercredi entre La Mure et Serre-Chevalier (183 km) apparaît comme un formidable terrain de jeu pour ces formidables grimpeurs. 

L'exploit d'Andy Schleck en 2011, sous la neige sur le Giro 2013

Après avoir commencé par la Croix de Fer et le Télégraphe, les 173 coureurs encore présents sur ce Tour ont rendez-vous dans la foulée avec un géant des Alpes et de l'histoire de la course, le Galibier, qui culmine à plus de 2 600 mètres et compte 17.7 km de montée à 6.9%. Escaladé depuis 1911 sur la Grande Boucle, le col situé à mi-chemin entre la Savoie et les Hautes-Alpes ne l'a plus été sur le Tour depuis 2011 et le raid solitaire héroïque d'Andy Schleck, qui avait failli prendre le maillot jaune à Thomas Voeckler.

En 2013, c'est le Giro qui l'avait inscrit à son programme avec la victoire sous la neige de Giovanni Visconti, Vincenzo Nibali confortant son maillot rose. En 2015, le Tour devait y retourner, mais un éboulement avait contraint les organisateurs à faire une déviation par la Croix de Fer pour le succès de Thibaut Pinot au sommet de l'Alpe d'Huez. Ce retour au Galibier pour cette édition 2017 représente donc bel et bien un événement pour un col qui pourrait bien décider de la victoire finale. 

Si certains francs-tireurs vont peut-être tenter le coup avant, on pense à Alberto Contador ou au maillot à pois Warren Barguil (11e et 12e au classement général), voire à Thibaut Pinot, si le Français a retrouvé ses jambes durement éprouvées par le Giro, le top 5 se livrera sans doute une bataille sans merci sur les pentes du Galibier. Gare à celui qui lâchera en premier, car les 28 kilomètres de descente jusqu'à Serre-Chevalier pourraient ne pas être suffisants pour rattraper son retard.